00h38
J’aime les flaques preneuses d’otages
Celles qui retiennent à l’éclaircie
les réverbères et les clochers
*
Lorsque que le saule devient narcisse
ma larme s’ajoute aux mélodiques anonymes
*
Que sais-tu de mon silence dans cette foule?
Que sais-tu de ces nuits à cheval
où la blanche heure laisse courir
l’aiguille et le couperet
où le mécanisme du songe s’arrête
à ta porte
?
*
J’ai bien vu le cirque de lune
ses cracheurs de glace
ses vestales aux doigts coupants
tournoyer tournoyer
par-delà les grands larges
De mes phares endoloris
Je guette le mât
jusqu’à sombrer
*
Depuis la première fois chaque seconde se pense
*
Les aubes -cessions du vide- s’ouvrent sur ton visage
Et le souvenir fait l’avenir
*
Si tu n’y crois plus, cloue l’aile au pont
*
La flaque s’évapore
Le poème est mort
*